Une exposition sur l'habitat— Art / Architecture / Design

Session IV:
Vivre l’habitat
Genthod/Genève
11.6 — 28.8.2022

OPEN HOUSE est une manifestation pluridisciplinaire qui met en scène des formes innovantes et originales d’habitat à travers des projets issus de l’art, de l’architecture et du design dans plusieurs lieux du canton de Genève, entre plusieurs sessions entre 2021 et 2022. 

La Session #1 a eu lieu dans le Parc Lullin à Genthod / Genève de mai à août 2021.

La Session #2 à été en septembre 2021 à la Maison d’Architecture/Pavillon Sicli. Elle se prolonge jusqu’au 14 avril 2022 aux Bains des Pâquis et questionne les notions de flexibilité et de mobilité de l’habitats.

La Session #3 s’est tenue à ARTGENEVE et présentait 2 installations d’habitats utopiques

La dernière et principale Session se tiendra au Parc Lullin à Genthod avec 37 pavillons et constructions originales.

OPEN HOUSE est une manifestation initiée par Simon Lamunière, commissaire d’exposition qui s’intéresse depuis toujours à élargir la dimension et l’espace dévolus habituellement à l’art. Curateur de Art Unlimited à Bâle de 2000 à 2011, il a également été l’un des curateurs de la documenta X. Il a piloté Utopics, la 11e édition de l’exposition suisse de sculpture à Bienne, ainsi que Neon Parallax, le projet d’installations lumineuses sur la Plaine de Plainpalais à Genève.

 

 

Session IV

EXPERIENCE

Vivre
l’habitat

11 juin — 28 août 2022

Avec (sous réserve) Alex Shirley-Smith, Andreas Kressig, Anupama Kundoo, Andrea Zittel, Angela Luna, Atelier Van Lieshout, Bettershelter, Carla Juaçaba, Maurizio Cattelan & Philippe Parreno, Didier Fuiza Faustino, Ecocapsule, Eduardo Böhtlingk, EPFL Alice, Fabrice Gygi, Fiona Meadows, Freeform, Frida Escobedo, Gramazio/Kohler, Head, Hepia, Jean Prouvé, Joelle Allet, John Armleder, Ken Isaacs, Kengo Kuma, Kerim Seiler, Lang/Baumann, Marcel Lachat, Matti Suuronen, Monica Ursina Jäger, N55, Annex, Rahbaran Hürzeler Architects, RELAX (chiarenza & hauser & co), Shelterprojects, Una Szeemann, Van Bo Le Mentzel, le CICR…

Genthod / Genève

Photo du projet Fun House de Ken Isaacs
Cranbrook Archives

Fun House

Ken Isaacs

Ken Isaacs a attiré l’attention en 1962 avec sa « Knowledge Box », une chambre d’immersion multimédia. Pendant 30 ans, il a remis en question les concepts architecturaux conventionnels d’habitation avec sa conception de la « Micro House » et de ses « Living Structures », ouvrant la voie à ce qui allait devenir le mouvement des « tiny houses ».
En 1954, il a créé son studio de design et été nommé à la tête de la prestigieuse université de design de Cranbrook (USA) où Saarinen et les Eams ont aussi été. Il a publié son propre manuel architectural, « How To Build Your Own Living Structures » en 1974. En 2015, le Walker Art Center de Minneapolis lui a consacré une importante exposition.
Pour Open House, nous avons choisi de présenter sa Fun House, une habitation à construire soi-même, basée sur un module de matrice minimale. L’œuvre est réalisée avec la permission de Joshua Isaacs, de l’Estate de Ken Isaacs et la Cranbrook University Archives.

Fun House

Photo du projet The Trench  de Angela Luna (ADIFF)

The Trench

Angela Luna (ADIFF)

Le projet du Trench, veste/tente, est né d’un voyage en Grèce, sur l’île de Lesbos. Angela Luna est marquée par l’inadaptation des dons de vêtements, qui ne correspondent pas toujours aux nécessités.
Elle décide alors de créer, avec Loulwa Al Saad, la start-up humanitaire ADIFF, et base ses ateliers à Athènes. Les deux partenaires se placent à contre-courant d’une industrie de la mode qui exploite des travailleurs sous-payés. Elles embauchent des réfugiés et les payent dignement. Elles utilisent des tentes fournies par les Nations Unies détériorées et abandonnées comme matière première (upcycling). Leurs Trenchs, de taille unique contiennent des poches de rangement, sont imperméables, isolants, et convertibles en tente pour un habitat d’appoint mobile. Pour une tente achetée, ADIFF en donne une a des associations de soutien aux SDF.

The Trench

Photo du projet A–Z Escape Vehicule de Andrea Zittel
Domaine du Muy photo JClett

A–Z Escape Vehicule

Andrea Zittel

L’artiste américaine Andrea Zittel a fondé dès les années 1990 une entreprise artistique intitulée A–Z, basée entre New York et le désert du Mojave en Californie. Ce lieu devient alors l’espace où, à partir des processus mêmes de sa vie quotidienne, elle crée des modules d’habitations minimalistes, du mobilier, des vêtements, des concepts alimentaires.
A–Z Escape Vehicule est l’un des premiers modules imaginés par elle. De l’extérieur, l’objet ressemble à une minuscule cabine d’isolation sensorielle. Dix A-Z Escape Vehicles ont été fabriqués par une entreprise de camping-cars californienne; chaque acquéreur pouvant customiser son module selon sa convenance. L’exemplaire exposé à Open House appartient au Vitra Museum. Il contient une chaise entre deux miroirs qui permettent de se refléter à l’infini sur fond bleu ciel. 

A–Z Escape Vehicule

Photo du projet Envelop de Andreas Kressig

Envelop

Andreas Kressig

Andreas Kressig, artiste travaillant à Genève, a plus d’une fois croisé les champs de la mobilité et de l’habitat en proposant des oeuvres susceptibles de véhiculer nos imaginaires et nos corps.
C’est une nouvelle « sculpture environnementale à taille humaine » que l’artiste a mise au point pour Open House. Inspiré par les images de vaisseaux spatiaux, de maisons volantes et autres automobiles futuristes: l’objet Envelop porte sur ses flancs quatre ailes verticales et des panneaux solaires. Partisan et artisan d’une économie durable, Andreas Kressig privilégie toujours les matériaux de récupération, y compris de ses propres oeuvres, apparemment éphémères mais qui se perpétuent grâce à la réutilisation de pièces pour d’autres projets. 

Envelop

Photo du projet Ground Work de Annexe

Ground Work

Annexe

En 1958, à Zurich, la deuxième exposition nationale Schweizerische Ausstellung für Frauenarbeit (SAFFA 58) est organisée par des associations féminines afin de souligner l’importance du travail des femmes et encourager leur promotion. À cette occasion, l’architecte suisse Berta Rahm met en oeuvre le grand pavillon démontable du milanais Carlo Pagani, et conçoit une petite annexe. Celle-ci, redécouverte en 2020, est une des rares pièces qui reste de l’architecte. De là est né le projet Annexe qui cherche à mettre en lumière les réflexions sur Berta Rahm, l’une des premières femmes architectes suisses. 
Pour Open House, Annexe a réalisé un sol en brique, de même superficie que l’annexe originale, qui s’intègre dans le terrain du Parc Lullin. Les espaces sont marqués par les différences de composition des briques. Durant un workshop en mai 2021, les participant·e·s ont fait renaître ce travail de fondation. Intitulé Ground Work, il rappelle le fondement nécessaire au propre comme au figuré de toute construction.

Ground Work

Photo du projet Empower House de Anupama Kundoo

Empower House

Anupama Kundoo

Tout à commencé lorsque Anupama Kundoo, jeune diplômée de l’école d’architecture de Bombay, découvre Auroville en 1990 et y conçoit son premier projet; il sera sa maison et son premier lieu d’expérimentation.
Power House est le fruit d’un atelier mené par l’architecte et des étudiant·e·s de la Hochschüle fûr Gestaltung und Kunst FHNW de Bâle. Il s’agissait d’aborder de manière concrète, sur le mode de la création collaborative, les enjeux du bâtir à notre époque de bouleversements sociaux, climatiques et environnementaux.
Ce prototype développe un habitat léger, mêlant différents niveaux de technologies: un élément de toiture léger à la forme dérivée des motifs de pliage de l’origami qui confèrent au papier force et rigidité ou encore des murets de résidus forestiers cernent des espaces extérieurs plus collectifs.

Empower House

Photo du projet Drop Hammer House de Atelier Van Lieshout

Drop Hammer House

Atelier Van Lieshout

La Drop Hammer House est créée avec l’idée est de représenter la destruction, le recyclage et la production dans une économie circulaire : une tour de 13 mètres sert d’élévation à un poids qui vient s’abattre sur des objets placés en dessous, leur destruction permettant d’en produire de nouveaux. La structure est en acier et l’intérieur est doublé de résine polyester, marque de fabrique de l’atelier Van Lieshout. Comme dans bon nombre de leurs projets, le résultat prend des allures dystopiques. Le paradoxe de l’engin de destruction combiné à un habitat, où la machine devient l’habitat, engage ici dans une métaphore visuelle des courants de pensées développés à partir des années 1950 autour de l’industrialisation de l’être humain lui-même.

Drop Hammer House

Photo du projet Refugee House Unit de UNHCR et Better Shelter

Refugee House Unit

UNHCR et Better Shelter

Le RHU (Refugee House Unit ou Unité d’habitation pour les réfugiés) est le fruit d’un processus collaboratif de recherche et de développement mené par Better Shelter et l’UNHCR (Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés) avec le soutien de la Fondation IKEA. Ce partenariat a été créé afin de développer un abri d’urgence pour les réfugié·e·s et autres populations déplacées. 
La construction offre 17,5 m2 de surface habitable pour cinq personnes, soit 3,5 m2 par personne, conformément aux stan- dards minimums. Un rideau permet de diviser l’espace, offrant une intimité et une utilisation plus flexible du lieu. Des panneaux solaires fournissent la lumière et rechargent les batteries des téléphones. Enfin, un système permet de verrouiller la porte de l’habitat. Le RHU est livré sous forme de kit prêt à l’assemblage, facile à transporter, à stocker et à monter.

Refugee House Unit

Photo du projet Fil d'air de Carla Juaçaba

Fil d’air

Carla Juaçaba

Une série de cordes ultra-résistantes d’une trentaine de mètres traversent le paysage. Chacune est lestée de profilés de laiton d’un mètre de long qui contrastent par leur présence répétitive et rigide avec les cordes souples et courbes. Profitant de la pente, les cordes se détachent peu à peu du sol en s’élevant jusqu’à six mètres de hauteur, et vont se perdre dans les arbres de la forêt. Elles sont une forme d’architecture sans but particulier qui travaille avec le relief et la diversité du lieu et en rythme l’espace. Cette intervention de Carla Juaçaba est emblématique de la manière de travailler de l’architecte brésilienne.
Un exemple fort de son travail est la chapelle ouverte conçue lors de la Biennale d’architecture de Venise en 2018, composée uniquement de quatre fines poutres de dix mètres en acier chromé.

Fil d’air

Photo du projet Tente familiale de CICR

Tente familiale

CICR

Le CICR oeuvre, entre autres, à augmenter la protection des personnes affectées par des conflits ou d’autres situations d’instabilités qui, parfois, peuvent durer des décennies.
La Tente présentée dans l’exposition Open House est un paquet de moins de 0,3 m3 et 48 kg de tissu synthétique. Fruit de nombreux tests et études, le modèle a été conçu pour durer longtemps, mieux résister aux UV, aux flammes et pour éviter la pourriture en milieu tropical. La tente doit pouvoir être transportée et montée facilement. Dépliée, la tente adopte une forme géodésique pour plus de stabilité, et offre trois couches de tissu et un double toit pour une meilleure isolation. Il reste que ce ne sont que 18,3 m2 idéalement pour cinq personnes, soit 3,5 m2 pour chacune. 

Tente familiale

Photo du projet A Home is not a Hole de Didier Fiúza Faustino

A Home is not a Hole

Didier Fiúza Faustino

Entre art et architecture, Didier Fiúza Faustino travaille sur la relation entre corps et espace. Son Bureau des mésarchitectures, fondé à Paris en 2001, est un clin d’oeil à l’anarchitecte Gordon Matta-Clark.
Didier Fiúza Faustino a conçu la structure polyédrique A Home is not a Hole pour le site préhistorique de Lagar Velho au Portugal. Avec sa fragilité et son équilibre précaire, elle ne répond à aucune fonction, tout en ayant l’allure d’une cellule, d’un logement minimal qui nous force à nous questionner sur ce qu’est l’architecture. L’artiste et architecte parle de cette pièce comme d’un monument au vide, d’une « cosa mentale ». Elle fonctionne à l’opposé d’un habitat protecteur, puisque l’objet qui diffuse de la lumière est fermé sur lui-même. Une sorte de trou noir inversé.

A Home is not a Hole

Photo du projet De Markies de Eduard Böhtlingk

De Markies

Eduard Böhtlingk

Eduard Böhtlingk, architecte néerlandais, fonde en 1982 un bureau d’architecte aux Pays-Bas, après l’obtenir d’un doctorat en Australie. Ses travaux reposent sur la recherche de solutions durables ainsi que sur l’exploitation de la lumière naturelle dans le bâti. 
De Markies est un projet qui répondait à l’origine à un concours ayant pour thématique l’habitat temporaire. Cependant, ses spécificités techniques en font bien plus qu’un simple abri puisque De Markies répond à toutes les réglementations légales pour un véhicule de catégorie B, soit un camping-car. Sa particularité réside dans le déploiement en papillon des auvents latéraux ; ainsi en à peine deux minutes, la surface au sol est plus que triplée et deux pièces sont adjointes. Le point de vue esthétique proposé par Eduard Böhtlingk s’inspire de la tradition architecturale néerlandaise.

De Markies

Photo du projet BECOMING LÉMAN de EPFL Laboratoire ALICE

BECOMING LÉMAN

EPFL Laboratoire ALICE

ALICE est un laboratoire d’architecture de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Le laboratoire inscrit sa pédagogie dans une pratique concrète, les Houses, conduisant ses étudiant·e·s à parcourir toutes les phases de l’architecture. Depuis 2018, le laboratoire ALICE s’est lancé dans un nouveau projet pédagogique, BECOMING LEMAN, qui vise à faire du Léman et de ses abords un laboratoire où repenser collectivement et globalement le rapport entre la société humaine et son environnement. Il s’inscrit à la fois dans une démarche locale, mais aussi dans un dialogue régional et transfrontalier. 
Le projet réalisé durant un semestre de 2021 pour Open House a eu lieu aux Bains du Saugy, avec un prolongement piéton sur l’eau, une grande descente en escalier vers le lac et des éléments flottants mobiles.

BECOMING LÉMAN

Photo du projet Table-tente de Fabrice Gygi

Table-tente

Fabrice Gygi

La pièce Table-tente est troublante. Si le mobilier lui-même est clairement usagé, la toile est en parfait état, cousue avec un soin professionnel, parfaitement tendue, fixée au sol et à la table avec des sortes de vis, et munie de bouches d’aération. Un travail de couture qui deviendra un des spécificités de l’artiste suisse. 
L’installation rappelle un jeu d’un enfant qui aurait transformé la table où il fait ses devoirs en cabane, en tipi ou en tente scout. Ou encore à ses pays fréquemment touchés par les tremblements de terre où l’on apprend aux écoliers à se réfugier sous les pupitres en cas d’alerte. Les deux font sens dans l’œuvre de Fabrice Gygi qui se caractérise par la dualité, voire de duplicité, qui émerge de ses pièces. Les tensions permettent à l’artiste d’évoquer les mécanismes de surveillance de notre société, les dangers dont il faudrait être conscients tout autant peut-être que des fantasmes plus ou moins paranoïaques qui nous hantent.
Table-tente date de 1993 mais il y a déjà là les tensions qui font la force de l’œuvre de Fabrice Gygi, évocateur des mécanismes de surveillance de notre société, des dangers dont il faudrait être conscients tout autant peut-être que des fantasmes plus ou moins paranoïaques qui nous hantent.

Table-tente

Photo du projet Boîte à lettres de Fiona Meadows / Saskia Cousin

Boîte à lettres

Fiona Meadows / Saskia Cousin

Les boîtes numériques nous sont devenues indispensables, et celles et ceux qui n’en disposent pas ou peinent à y accéder se trouvent coupés d’un grand nombre d’échanges, mais aussi de toute une vie administrative. Le paradoxe est que c’est toujours la boîte à lettres physique qui, en Occident, marque et atteste d’une adresse, d’un domicile.
La plupart des êtres humains ne dispose ni d’adresse, ni de boîtes aux lettres. Pourtant, ces personnes habitent, vivent, aiment et échangent. La famille implantée là, le nom de l’ancêtre sur le portail, les voisins, chefs de quartiers sont là pour en attester. Inexorablement remplacée par la boîte numérique, en transition vers le statut de petit patrimoine, l’habitacle de la boîte à lettres résume un moment, celui de la condition occidentale moderne : sympathique pour beaucoup, machine à exclure pour les autres. 

Boîte à lettres

Photo du projet Manta de Freeform Tents

Manta

Freeform Tents

De tout temps, les tentes ont constitué des abris temporaires. Elles permettent d’organiser des campagnes militaires ou de faire face aux urgences humanitaires, abritant les réfugiés, parfois les SDF de nos villes ou encore des hôpitaux de fortune.
Entreprise née en 2003 en Afrique du Sud, Freeform reconnaît que les tentes bédouines en poils de chèvre utilisées de l’autre côté du continent ont servi d’inspiration à la tente extensible polyvalente d’aujourd’hui. Cette réinvention d’une technologie vieille de plusieurs siècles s’est avérée un outil inégalé pour notre siècle de l’événementiel.
L’entreprise développe une gamme standard qui permet de créer des espaces de 20 à 600 m2 en regroupant une série de toiles selon les besoins. 

Manta

Photo du projet Système_01 de Frida Escobedo

Système_01

Frida Escobedo

Frida Escobedo passe sans cesse les ponts entre architecture, design et art, change d’échelle, de médium, domine autant la simplicité des matériaux que les potentialités du motif – dans la continuité du modernisme mexicain. L’architecte porte un intérêt particulier à la création d’espaces culturels publics afin d’apprendre à vivre ensemble, à mieux gérer les frictions de la vie en commun.
Au départ des constructions circulaires bâties dans le Parc Lullin, elle évoque les sites archéologiques de Stonehenge en Angleterre et de Nabta Playa, en Haute-Égypte, avec leurs monuments mégalithiques arrangés en cercle, mais aussi les tipis indiens ou les huttes des lacustres.
Une coproduction de 90_20 et OPEN HOUSE

Système_01

Photo du projet Architecture for degrowth de Gramazio / Kohler Reseach

Architecture for degrowth

Gramazio / Kohler Reseach

Le groupe de recherche Gramazio Kohler de l’ETHZ s’est questionné sur le temporaire et la durabilité dans la construction ainsi que le gaspillage engendré par celle-ci.
Gramazio Kohler a décidé d’appliquer concrètement l’impératif contemporain de décroissance. Pourquoi construire un nouveau pavillon quand on a des prototypes obsolètes en abondance ? Renonçant à la production d’un pavillon spécifique, le groupe a utilisé les prototypes résiduels d’un autre projet à vocation permanente pour créer une composition autonome. Leur Open House est littéralement une maison ouverte, composée de quatre structures de béton recyclé, dessinées selon des procédés de calcul et fabriquées par impression 3D.

Architecture for degrowth

Photo du projet 24/7 Reloaded de HEAD-Genève, arts visuels, option Construction

24/7 Reloaded

HEAD-Genève, arts visuels, option Construction

19 étudiant·e·s du Département Arts visuels de la HEAD se sont inspiré·e·s de la configuration particulière du parc en construisant une zone de quatre mètres sur quatre, à la fois prise sur le terrain et intégrée au parc, délimitée d’un côté par le mur séparant le parc de la Route suisse (et la porte) et de l’autre par trois faces en bois. Cet espace, est à la fois une « chambre » à ciel ouvert, un abri, un espace d’art. Il est aussi une interrogation sur la notion d’habitat ainsi que sur les phénomènes et multiples interprétations du dehors et du dedans.
La construction a été une confrontation concrète à la question des matériaux et de leur provenance. Dans un souci d’écologie, les étudiant·e·s se sont d’abord intéressés à la terre pour en faire des briques, puis aux arbres pour en faire des planches.

24/7 Reloaded

Photo du projet HA(R)B(R)ITER de HEPIA, filière Paysage

HA(R)B(R)ITER

HEPIA, filière Paysage

La filière Paysage de l’HEPIA a proposé, en 2021, une installation imaginée et réalisée par les étudiant·e·s bachelor en plusieurs workshops et équipes. Elles ont imaginé des espaces et des interventions relatives à l’habitat. L’arbre s’est vite affirmé comme une base idéale. Le sol, les racines, le tronc et les branches sont autant de lieux à habiter. Après avoir étudié le Parc Lullin, les étudiant·e·s se sont focalisés sur un arbre coupé à plus de six mètres de haut.
À partir des matériaux disponibles et dans le périmètre défini, elles ont dessiné un espace de circulation. Parmi ces éléments réorganisés et interprétés, les étudiant·e·s ont planté quelques végétaux et divers éléments peints et moulés, donnant à l’ensemble un côté hybride. À la mi-juin 2021, la quille devint le socle d’une pièce en céramique produite par les étudiant·e·s du CFC céramique de Genève. L’installation a évolué tout au long de l’année. 

HA(R)B(R)ITER

Cloud

Joëlle Allet

Joëlle Allet, artiste haut-valaisanne, est connue pour ses installations généralement pensées pour des espaces extérieurs. Elle aime dialoguer avec les éléments, d’autant plus quand ils sont aériens. Dans le Parc de Genthod, c’est un nuage qui vient se poser. Sérigraphié sur verre, il semble suspendu au-dessus du sol, lesté par le matériau transparent qui l’a enfermé. La vitre, sans cadre, libérée des fonctions protectrices qu’on attend d’elle dans une maison, se fond dans le paysage, elle n’est plus que support pour un nuage en image, un élément semi-matériel, mobile et volatile. Et, grâce à un pigment phosphorescent, le nuage s’allume doucement quand vient la nuit. 
Joëlle Allet avait créé, en 2019, pour une exposition lausannoise ces nuages sur verre. Le motif est sans conteste inépuisable et cela faisait quelques années déjà qu’elle en sérigraphiait sur panneau ou sur toile. Le verre lui permet de les exposer dehors. Dans le Parc Lullin, sous les nuages ou sous le bleu du ciel, le Cloud de Joëlle Allet offre un étonnant contrepoint aux dizaines de projets bâtis disséminés dans le parc.

Cloud

Photo du projet Sans titre de John Armleder

Sans titre

John Armleder

À partir des années 1980, avec la série des Furniture-Sculpture, John Armleder s’attache au réemploi et à la juxtaposition d’objets du quotidien, mêlant ready-made et peinture, en les intégrant à l’espace d’exposition qui, in fine, devient lui-même l’œuvre à voir dans son ensemble. La chaise, par ailleurs un thème récurrent de l’art du XXe siècle, est présentée pour Open House perchée en haut d’un arbre. Comme une excroissance de celui-ci, elle se détache de sa fonction et se montre avec ironie au visiteur dans une quintessence de l’anti-utilitarisme.
En 1985, John Armleder avait participé à l’exposition Promenades, curatée par Adelina von Fürstenberg, dans ce même Parc Lullin. Avec leur accord, Open House fait ainsi un clin d’œil à cette exposition où Armleder avait montré ses chaises installées haut dans les arbres pour la première fois.

Sans titre

Photo du projet Fun House de Ken Isaacs

Fun House

Ken Isaacs

Ayant grandi aux USA pendant la Grande Dépression, Ken Isaacs rejette ce qu’il appelle les « valeurs homogénéisantes de la culture occidentale ». Enseignant à la célèbre Cranbrook Academy of Art spécialisée dans l’architecture expérimentale qui a vu passer les Saarinen et les Eames, il propose des environnements de vie totaux dans une unité intégrée basée sur une matrice modulaire, sa Matrix : une structure spatiale orthogonale qui permet d’accueillir les volumes dont l’aménagement répondra aux besoins de l’utilisateur. 
Ses Living Structures sont des unités-matrices faciles d’assemblage, mobiles, modulables et adaptables aux besoins des usagers, pour un coût de production très faible. Il publiera par ailleurs en 1974 How to Build Your Own Living Structures, manuel dans lequel il propose les plans et méthodes de fabrication de ces espaces sur le modèle défini aujourd’hui comme open source. Lors de la conception de la Fun House, Ken Isaacs entame une réflexion sur le « mobilisme » en proposant de se détacher de tout superflu pour arriver à l’essence de l’habitat.

Fun House

Photo du projet Tender is the night de Kerim Seiler

Tender is the night

Kerim Seiler

Après des études artistiques à Zurich, Genève et Hambourg, Kerim Seiler obtient un Master en Architecture à l’ETH Zurich en 2011. Plus jeune, il a travaillé au Béjart Ballet de Lausanne en tant qu’opérateur lumière. Il gardera de cette expérience un certain sens de la monumentalité d’une part et une forme assumée du décorum d’autre part. 
La mise en scène est un élément essentiel de son travail avec des compositions spatiale abstraites et géométriques. Il investit l’espace, voire l’envahit comme il aime le dire, dans une forme de contamination ; un parasitage par l’art à l’échelle architecturale.
Pour Open House, Kerim Seiler propose une installation composée de grands verres transparents contenant des néons colorés placés en diagonale. Cette structure à parcourir en long et en large, à traverser autant qu’à percevoir de l’extérieur, pose le visiteur dans une réflexion irrésolue entre palais des glaces à ciel ouvert et labyrinthe merveilleux. 

Tender is the night

Photo du projet UP #5 de L/B, Lang/Baumann

UP #5

L/B, Lang/Baumann

La structure posée dans l’herbe du parc semble prendre le titre Open House au pied de la lettre. Elle a la taille, les lignes minimales d’une portion d’immeuble, sur deux niveaux. Et elle est largement ouverte aux quatre vents. Mais elle est impraticable, penchée sur deux de ses angles.
La forme épurée de cet objet semble en accord avec ce L/B qui est la signature commune de Sabina Lang et Daniel Baumann. L’espace et son expérience esthétique sont depuis toujours présents dans leur travail. Leur formation de base en architecture et en design permet aux deux artistes de concevoir des objets tout à fait crédibles et finalement impraticables, ou plutôt sans finalité. 

UP #5

Photo du projet Oeuf pirate de Marcel Lachat

Oeuf pirate

Marcel Lachat

En 1970, Marcel Lachat, architecte genevois, trouve une solution pour avoir une chambre supplémentaire. Avec des amis, il accroche une cellule de polyester en forme de bulle à la façade de son appartement. Mais ces dix mètres carrés vont attirer l’attention des médias : cette construction est considérée comme « anarchique » ou « pirate » et la bulle sera bientôt enlevée de la façade. 
Marcel Lachat travaillera ensuite pendant plusieurs années avec Pascal Hauserman, notamment pour le bâtiment en forme de soucoupe volante de la permanence médicale genevoise de Cornavin. Depuis, Marcel Lachat a développé nombre de prototypes sur son terrain de la campagne genevoise. Si la bulle originale est aujourd’hui accolée à la maison de Marcel Lachat, elle a aujourd’hui deux petites sœurs. C’est l’une d’elle qui a été choisie pour Open House

Oeuf pirate

Photo du projet FUTURO de Matti Suuronen

FUTURO

Matti Suuronen

Née de la commande pour une station de ski d’un logement facile à construire sur un terrain en pente et rapide à chauffer, la construction conçue par l’architecte finlandais Matti Suuronen (1933–2013) n’a rien à voir avec un chalet traditionnel : un ellipsoïde de 8 mètres de diamètre, formé de plaques de polyester et polyuréthanne renforcé de fibre de verre. L’objet peut être assemblé en deux jours, transporté entier par hélicoptère. Il est perché sur quatre pieds et on y pénètre comme dans un avion.
Une vingtaine de Futuro sont fabriquées en Finlande et une dizaine de pays acquièrent la licence de construction. Cependant, seuls 60 ou 70 exemplaires auraient été construits. La crise pétrolière de 1973 ainsi que la progression des idées écologistes met rapidement l’objet au ban. Pourtant le succès de cet ovni a été spectaculaire dès le début.

FUTURO

Photo du projet Dolce Utopia de Maurizio Cattelan & Philippe Parreno

Dolce Utopia

Maurizio Cattelan & Philippe Parreno

Maurizio Cattelan et Philippe Parreno sont deux artistes plasticiens émergeants dans les années 90. La Dolce Utopia est à l’origine le titre d’un projet né de leur collaboration pour l’exposition Traffic organisée en 1996 au CAPC de Bordeaux par le critique d’art Nicolas Bourriaud.
À travers cette installation poétique, ils nous proposent nous un espace onirique, propice aux rêves, délimité par le champ de portée de la lumière du lustre. Ce travail de la lumière, cher à Philippe Parreno, se traduit ici par une forme de modernisation du feu de camp invitant à la discussion, l’échange. Les deux hommes jouent aussi sur les paradoxes, notamment dans la référence à la Dolce Vita de Fellini qui dépeignait en son temps une société en mutation.

Dolce Utopia

Photo du projet Homeland Fictions (a constellation) de Monica Ursina Jäger

Homeland Fictions (a constellation)

Monica Ursina Jäger

Un hêtre solitaire du parc sert de support à la pièce. Monica Ursina Jäger enlace la base de l’arbre avec trois larges orbites, en bois elles aussi, mais d’une autre essence typique de la région, le chêne. 
Homeland Fiction (a constellation) est inspirée tant des structures moléculaires que de l’univers des étoiles. Tout ce qui constitue l’univers, du grand au petit, du vivant à l’inerte est fait de particules. Ici le petit atome enveloppe l’arbre majestueux et souligne son énergie. De l’infiniment petit à l’infiniment grand, Monica Ursina Jäger révèle aussi les liens avec les différentes temporalités inscrites dans les éléments. Ce rappel de notre inscription entre passé et futur, de notre appartenance à ses différents temps, est un fil rouge de son travail. 
Le son est de Michael Bucher

Homeland Fictions (a constellation)

Photo du projet Snail Shell System de N55

Snail Shell System

N55

La création du groupe N55 remonte à 1996 lorsque Ion Sørvin (architecte) et sa femme Ingvil Aarbakke (artiste) s’installent dans un appartement du centre de Copenhague avec d’autres artistes et designers. Leurs travaux s’attachent aux échanges entre architecture fonctionnelle et création artistique contemporaine avec pour idée de « reconstruire la ville depuis l’intérieur ». Le nom N55 provient de la latti- tude de Copenhague. 
Avec le Snail Shell System, le groupe réinvente la roue, il en fait même un habitat mobile temporaire. Ainsi jouant parfois avec les frontières de l’absurde ou du circassien, N55 a déterminé que la capsule pouvait être poussée ou tirée par une seule personne afin de la faire rouler, qu’on pouvait aussi pour cela marcher dessus, voire marcher dedans, comme un rongeur dans sa roue. Il convient cependant de revenir aux enjeux essentiels de ce système amphibie original. Assemblés, les éléments permettent de créer un îlot de survie, une protection pour les personnes et leurs biens. À l’intérieur, elle est accompagnée d’un kit de première nécessité et d’un matelas de mousse. Une pompe à eau peut être installée et des chenilles peuvent être apposées pour s’adapter au terrain. Une pagaie est fournie pour la navigation. 

Snail Shell System

Photo du projet The Modulora Prototype de Rahbaran Hürzeler Architekten

The Modulora Prototype

Rahbaran Hürzeler Architekten

Dans le Modulora Prototype, un cylindre central relie quatre espaces rectangulaires aux proportions et fonctions différentes et laisse le reste au paysage. Deux anneaux surmontent ce cercle, l’un fixe, l’autre rotatif, afin de permettre à des portes de coulisser et d’ouvrir ou fermer les espaces. L’intérieur est soit clos sur l’extérieur et se révèle alors la différence entre ses quatre espaces complexes, soit il est ouvert et on ne peut que le traverser sans voir l’extérieur. 
Au public d’expérimenter les possibilités offertes à partir de ce centre, chaque pièce étant dévolue à une relation différente entre le corps et l’espace. On réfléchit debout, on communique assise, on se détend penchée en arrière, on rêve allongée. En réponse aux mesures établies par Le Corbusier, les espaces correspondent aux mensurations féminines moyennes adaptées à ces positions, d’où le nom du prototype, Modulora.

The Modulora Prototype

Photo du projet Members only de Relax (Chiarenza & Hauser & Co)

Members only

Relax (Chiarenza & Hauser & Co)

Sur le côté de la maison de maître du domaine de Saugy, un kiosque abrite des caisses et du mobilier de jardin. C’est là qu’en lettres de néon le groupe Relax a apposé l’incongru « members only ». Qui donc ici ferme la porte à qui ? Bien qu’il arrive au Conseil d’État genevois de l’utiliser pour des réceptions, cette maison a une histoire plutôt patricienne.
Mais depuis des décennies, le parc est ouvert au public. Faudrait-il donc se questionner plus largement ? Évoquer la géopolitique ? Les difficiles relations entre la Suisse et l’Europe ? Ou peut-être penser aux frontières de l’Europe – et de la Suisse – avec le reste du monde. Et si n’étaient membres que ceux qui comprennent que ces lettres de lumière sont une œuvre ? Les membres de Relax ont assez d’humour et de distance pour interroger les fonctionnements de l’art.

Members only

Photo du projet A place to call home de Shelter Projects

A place to call home

Shelter Projects

Shelter Projects est un cluster humanitaire visant à soutenir l’auto-assistance de populations touchées par les catastrophes et les conflits. Pour Shelter Projects, une initiative humanitaire efficace en matière d’abri consiste d’abord à identifier le type d’aide nécessaire pour soutenir les populations. Les solutions se trouvent rarement dans des conceptions architecturales mais bien plus au sein de programmes conçus pour responsabiliser. Autrement dit, il n’y a pas de réponse standard en termes d’abri. 
En cas de crises humanitaires, Shelter Projects vise à fournir un minimum de 3,5 m2 d’espace de vie par personne. Cela correspond à un abri de quelque 17,5 m2 pour une famille de cinq personnes. La contribution de Shelter Projects à Open House est un geste à la fois radical et symbolique. Si, après un conflit ou une catastrophe, les populations touchées doivent commencer par créer des abris et s’il n’est possible de créer ces abris que lorsqu’un accès à la terre est assuré.

A place to call home

Photo du projet Tentsile de Alex Shirley-Smith

Tentsile

Alex Shirley-Smith

Fondateur de Tentstile, l’architecte londonien Alex Shirley-Smith a été longtemps fasciné par les cabanes dans les arbres. De ses réflexions et rêveries naît une tente polyvalente, magnifiquement conçue, pour le camping, le fun, mais également dotée d’un potentiel fantastique pour contribuer à atténuer les crises du logement causées par les catastrophes naturelles. 
Conçue en 2012, Tentsile est une tente qui utilise le principe du hamac avec la forme d’une pyramide renversée. Elle se sert de la force de tension pour offrir plus de confort et de polyvalence tout en protégeant les utilisateurs·rices de la faune environnante, des risques d’inondation et du froid du sol. La tente peut accueillir 3 à 4 personnes mais il existe désormais de nombreux modèles qui peuvent accueillir jusqu’à 8 personnes.

Tentsile

Photo du projet A ruin for fossils de Una Szeemann

A ruin for fossils

Una Szeemann

Quand Una Szemann a découvert le parc Lullin, elle a été intriguée par une volée de marches dans le jardin de la demeure patrimoniale qui le surplombe. Sept marches inutiles, évoquant un aménagement disparu. Posées à l’orée du bois, sur une modeste plateforme naturelle, de nouvelles marches, moulées en béton par l’artiste, sont des sortes de ruines immédiates, ou de « ruines inversées », pour reprendre l’idée de Robert Smithson à qui Una Szemann fait référence.
Par ailleurs, dans ces marches de béton effritées, telles des fossiles, on voit l’empreinte de plantes néophytes, ces espèces envahissantes venues d’autres climats, souvent des plantes ornementales de nos jardins qui ont passé les barrières et conquis nos paysages aux dépens des espèces indigènes, appauvrissant dangereusement la diversité de la flore. Impossible de se promener dans les alentours du parc Lullin sans en repérer quelques-unes.

A ruin for fossils

1m2 House

Van Bo Le-Mentel

Le Van Bo est un architecte, producteur de film et auteur allemand d’origine laotienne. Il a étudié l’architecture à Berlin où il est arrivé avec ses parents à l’âge de 2 ans. Il exercera en parallèle de ses études des activités tel que le Rap ou le Graff sous le nom de Prime. En 2010, alors qu’il est au chômage, il s’inscrit à un cours de menuiserie. Cette expérience sera une inspiration essentielle pour son projet Appartement Hartz IV. Il s’agit d’un ensemble de meubles destinés à être construits à partir de plans fournis gratuitement par Le Van Bo.
L’idée de la One square meter House (Maison 1m2) est venue de la volonté de Le Van Bo d’offrir un abri temporaire aux personnes demandeuses d’asile faisant la queue en attendant de s’enregistrer à Berlin. Il s’agit d’habitats convertibles, réalisables facilement et à bas coût, permettant d’offrir un toit et un lit, tout en restant mobile. Le jour, la maison est relevée et peut servir de petit bureau ; la nuit elle est couchée et devient un lieu où dormir. Suite à ce projet, Le Van Bo va fonder la TinyHouse University dont l’objectif est de réunir différents experts pour réfléchir à de nouvelles possibilités d’habitat prenant réellement en compte l’accessibilité pour les plus démunis, l’environnement ou la durabilité. 

1m2 House

Événements

Juin
2022
jeu 09
11:00

15:00

GENTHOD

Inauguration officielle

35 pavillons et constructions originales

Villa du Saugy

ven 10
18:30

22:00

GENTHOD

Vernissage

Parc Lullin

Session III

EXPANSION

Rêver
l’habitat

3 – 6 mars 2022

Avec Maurizio Cattelan & Philippe Parreno et Ken Isaacs

artgeneve, stand A22, Palexpo, Genève

Session II

FLEXIBILITÉ

DÉPLACER
L’HABITAT

23 septembre — 3 octobre 2021

Avec A.Luna (Adiff) Ecocapsule, N55, Z-Triton et Mika Taanila

Conférences de Michel Agier, Fiona Meadows, Saskia Cousin, Carla Juaçaba, Aigars Lauzis, Les Garages

L’ECOCAPSULE RESTE VISIBLE AUX BAINS DES PAQUIS JUSQU’AU 24 AVRIL 2022

Bains des Pâquis et
Maison de l’Architecture, Genève
Photo du projet Ecocapsule de Soňa Pohlová et Tomáš Žáček (Nice & Wise Studio)

Ecocapsule

Soňa Pohlová et Tomáš Žáček (Nice & Wise Studio)

L’Ecocapsule est une création de Nice & Wise de Bratislava (Slovaquie). Son design en coquille d’œuf reconnaissable et les différentes fonctionnalités intégrées en font une tiny-house auto-suffisante. Elle offre le confort d’une chambre d’hôtel pour deux personnes sans les contraintes de la construction et son poids relativement léger de 2 tonnes permet son transport en tous lieux.

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Réservez votre expérience unique, 1 Nuit dans l’Ecocapsule, seule.e.s sur la jetée des Bains des Pâquis face au Jet d’Eau et la rade. La capsule est chauffée et possède un lite pour deux, douche et wc, kitchenette et bureau.

Service extra pour le complément « suisse »: fondue le soir, birchermüessli le matin, sauna et massage.

Pour 1-2 personnes

Disponible du 25 septembre 2021 au 24 avril 2022

Les réservations online seront possibles à partir du 20 septembre seulement

→ Toutes les infos

arthabitatcontemporain@gmail.com

Ecocapsule

Photo du projet Z-Triton de Aigars LAUZIS (Studio ZELTINI)

Z-Triton

Aigars LAUZIS (Studio ZELTINI)

Zeltini est un studio de design basé à Smiltene dans le nord de la Lettonie. Il a été fondé par Aigars LAUZIS en 2018. Le Z-triton est pensé comme moyen de transport multi usage qui combine un abri d’appoint, s’adapte aux déplacements terrestres, et possède une option amphibie pour naviguer en eaux intérieures. L’un des objectifs de Zeltini est de fournir un outil utile, amusant, et surtout avec une réduction maximale de l’impact environnemental qu’il pourrait susciter. Leurs créations se veulent éthiques, innovantes et créatives. Le Z-Triton est donc un véhicule amphibie combinant une barque équipée d’une hélice à moteur et un vélo électrique. L’espace intérieur est prévu pour 2 personnes et, grâce à ses équipements modulaires, permet d’y dormir, manger ou s’abriter en cas d’intempéries. Le toit est équipé de panneaux solaires alimentant le système électrique ainsi que d’un compartiment pour y faire pousser des plantes.     

Z-Triton

Photo du projet Le Trench de Angela Luna

Le Trench

Angela Luna

Cette veste est créée en 2016 par Angela Luna suite à sa prise de conscience concernant l’ampleur de la crise sociale et humanitaire.
Son constat est que le don de vêtement ne correspond pas toujours aux nécessités sur place.
Avec ses créations, elle propose un design réfléchi pour une application humanitaire aux vêtements, dont la forme suit la fonction. Les Trenchs sont de taille unique pour que tout le monde puisse les porter, contiennent des poches de rangements, sont imperméables et isolantes, et sont convertibles en tente pour un habitat d’appoint mobile.
Grâce à ce « hacking » de l’industrie de la mode, ADIFF redistribue un trench/tente à une personne sans abri pour chaque achat sur leur site dans un système de one-buy-one-give. Cette initiative a d’ores et déjà permis la distribution de plus d’un millier de tentes et de près de 80. 000 dollars à ses employés.

Le Trench

Photo du projet Snail Shell System  de N55 (Ion Sørvin)
N55

Snail Shell System

N55 (Ion Sørvin)

Le groupe N55, co-fondé en 1996 par Ion Sørvin et Ingvil Aarbakke, est formé de plusieurs artistes et designers. 
Le Snail Shell System, un habitat mobile temporaire et modulable est développé dans une idée d’adaptation; pouvant servir de refuge d’urgence, radeau ou encore de stock de marchandises.
La pensée autour du Snail Shell System se déroule dans l’hypothétique, sur les possibilités
que peut offrir cet habitat tant dans sa fonction que dans ses déplacements. 
En effet, le déplacement de la capsule peut tout autant être opéré sur terre que sur mer; une pagaie fournie pour la navigation. 
L’unité est modulable afin de répondre à des situations diverses.

Snail Shell System

Photo du projet ​​Futuro - A New Stance for Tomorrow, 1998 de Mika Taanila & Marko Home
Gili Merin

​​Futuro – A New Stance for Tomorrow, 1998

Mika Taanila & Marko Home

L’idée de réaliser un documentaire sur la Futuro est née en 1995 ; Marko Home fait alors des recherches pour illustrer la pochette de l’album Needle’s eye du groupe The Cybermen. Il tombe sur des documents liés à cet étrange habitat et va produire un clip vidéo pour l’une des musiques. À la suite de cette réalisation, il se tourne vers Mika Taanila. Ensemble, ils vont se plonger dans une exploration qui durera deux années pour documenter la création, la vie et la mort de la Futuro.
Cet habitat aux allures futuristes a été créé à partir de la fin des années 1960 par l’architecte finlandais Matti Suuronen. Il s’agit à l’origine d’un refuge pour skieurs. Elle est un symbole de l’apogée des Trente Glorieuses, une idylle capitalistique ou bien-être rime avec production et consommation.

​​Futuro – A New Stance for Tomorrow, 1998

Session I

Processus

Construire l’habitat

9 mai — 30 août 2021

La Session I a réuni les projets de recherche, réalisés à l’échelle 1 :1, de plusieurs institutions académiques et humanitaires telles que l’EPFL, l’ETHZ de Zurich, la HEAD – Genève, l’HEPIA, l’OIM ou l’UNHCR. 

Parc Lullin
Genthod, Genève

Photo du projet Becoming Léman: GARDENS  de EPFL / ALICE (Atelier de la conceptions de l'espace)
Annik Wetter

Becoming Léman: GARDENS

EPFL / ALICE (Atelier de la conceptions de l’espace)

Le laboratoire de l’EPFL ALICE développe des projets avec les étudiant.e.s en architecture de première année. Ils et elles étudient l’étape de la « construction », à travers une construction collective temporaire à taille réelle dans l’espace public. ALICE s’est lancé depuis 2018 dans un nouveau projet: BECOMING LEMAN. Il vise à faire du Léman un laboratoire où repenser collectivement et globalement le rapport entre l’être humain et son environnement. Après avoir franchi le lac pour s’installer à Évian en 2019 près de la Buvette de Jean Prouvé, ALICE part cette année du Léman pour investir l’espace du Rhône jusqu’au cœur du canton de Genève. Le projet débutera à OPEN HOUSE avec une construction sur la Plage des Bains du Saugy.

+

Equipe Alice:

D. Dietz, D. Zamarbide, T. Cheung, C. Fauvel, A. Clément, M. Pretolani, T. Abenia, M. Bondu, C. Labro, R. Legros, V. Maréchal, M. Treiber, U. Wegman, R. Karrer, M. Onifadé, M. Potterat, L. Aznavourian, E. Butty, L. Champaud, A. Collet, A. Gonzalez Rodriguez, M. Hölzl, C. Isoz, A. Lambert, A. Lekaj, E. Mazerand, D. Michoud, M. Reol, J. Thévoz, S. Carroz, J. Desalbres, J. Garcia-Bellido Ruiz, K. Karara, O. Kundert, Y. Landon, A. Lassus, F. Maes, V. Maillard, G. Martini, Z. Mustapha, M. Sommer, N. Wanner, J. Adu Darko, J. Asoanya, L. Baldy-Moulinier, J. Bron, A. Compagnon, F. Ducotterd, J. Favre, N. Goehry, N. Guillouzic, Y. Hajoubi, M. Käser, J. Lemmens, E. Lemoisson, E. Lorenzo, G. Lucas, A. Marin, M. Rakoczy, N. Reis, J. Rigby, J. Steyaert, A. Thierry-Nánási, C. Vaudaux, M. Alhadeff, M. Cazenave Cloutier, F. Chatelain, V. Crettex, L. Decalf, H. El Graoui, J. Elben, A. Farine, E. Fontanella, N. Gilot, B. Haefeli, M. Jacome Alban, M. Jelk, N. Lesoille, N. Mikael, L. Moeschler, A. Potapushin, G. Rivier, M. Sistek, A. Von Der Weid, S. Wegmüller, A. Bai, B. Cattaneo, A. Choné, L. Duyck, A. Essaoudi, P. Grandjean, C. Hugues, A. Kölbl, L. Mundinger, R. Pellin, L. Ramiqi, C. Rossillon, H. Znaidi, T. Antonelli, Z. Aymon, L. Blanc, T. Brütsch, D. Dam Wan, Q. Davel, V. Egger, S. Gal, F. Hammoud, S. Kaidi, L. Kempf, S. Kir, E. Kpuzi, A. Lihatchi, E. Ludwig, J. Nicod, C. Perron, C. Ponsar, J. Raugel, E. Rieder, N. Antonietti, B. Béboux, L. Boulnoix, F. Debrom Gebremedhin, J. Druey, S. Gaumet, N. Jeanfavre, T. Kublová, E. Renaudineau, V. Siragusa, C. Vinet, M. Barth, P. Castellón Arévalo, A. De Montgolfier, A. Ducos, N. Favre, A. Galantay, M. Gisiger, N. Guigues, R. Hansra Sartorius, V. Kleyr, H. Le Hir, Q. Leresche, A. Maerean, M. Mazotti, N. Milanovic, K. Mokssit, N. Mouine, K. Saunders-Nazareth, P. Schaffner, G. Treyer, T. Walther, M. Blanc, L. Castella, N. Clavien, R. Cleusix, A. Gigon, V. Hasler, A. Hoti, V. Huehn, M. Ito, S. Khashan, A. Lüthy, L. Orakwe, Y. Sebastian, A. Ujupi, D. Weber, A. Williams Roffe, L. Burion, S. Ciompi, P. Crisinel, E. Friedli, L. Genecand, D. Go, E. Ilieva, C. Kalmus, A. Magnaguémabé Ongbakelak, M. Mocaër, D. Pereira Correia

Becoming Léman: GARDENS

Photo du projet Décroissance architecturale Ou le renonce­ment au gaspillage architectural de Projet de recherche MAS ETH DFAB Design & Fabrication
Annik Wetter

Décroissance architecturale Ou le renonce­ment au gaspillage architectural

Projet de recherche MAS ETH DFAB Design & Fabrication

Pour le groupe Gramazio Kohler Research de l’ETH Zürich, les processus liés à l’architecture numérique influencent à la fois la conception du dessin et sa réalisation pratique.
Recycler le béton, recycler des modules de construction n’ayant pas trouvé leur place dans un autre bâtiment plutôt que construire un pavillon éphémère, telle est leur proposition: celle d’une «maison ouverte», construite en différentes phases à partir de rebuts en béton. Par leur structure et à leur texture très particulières dues au mode de création par impression 3D, ces objets seront les indices visuels d’un espace imaginaire mais très présent et évolutif que le public pourra découvrir au fil de l’été. 

+

Gramazio Kohler Research, ETH Zürich. Equipe: Prof. Fabio Gramazio, Prof. Matthias Kohler, Sarah Schneider, Alessandra Gabaglio

Décroissance architecturale Ou le renonce­ment au gaspillage architectural

Photo du projet The green door project, Espace 24/7 de Les étudiant·e·s de la HEAD – Genève
Annik Wetter

The green door project, Espace 24/7

Les étudiant·e·s de la HEAD – Genève

Les 16 étudiant.e.s en Arts visuels, option Construction, de la HEAD – Genève ont imaginé une installation artistique dans la partie sud du Parc Lullin. L’espace se situe à la frontière entre la circulation de la Route Suisse et le calme du lac, la Plage de Saugy. Le projet joue de cette dualité en proposant une « chambre » accessible depuis l’extérieur de l’exposition OPEN HOUSE dans laquelle se suivront différents aménagements et propositions. La programmation de cet « artist-run space » sera gérée par les étudiant.e.s.

+

Enseignant.e.s : Katharina Hohmann et Vincent Kohler

Etudiant.e.s : Melina Oria Alhadeff, Emma Berger-Pierre, Antoine Bürcher, Rafael Cunha Da Silva, Ana Durán, Claire Guignet, Louis Karim Kagny, Gian Losinger, Marie Lucas, Laura Matsuzaki, Lou Revel, Sara Rottenwöhrer, Jessie Schaer, Alex Sobral, Sibylle Volken, Elsa Wagnières, Lorenz Wernli, Mel Wieland et Elisa Wyss.

Remerciement à Isabelle Schnederle (CERCCO, HEAD–Genève) et à Roland Freymond (Les Deux Rivières)

The green door project, Espace 24/7

Photo du projet REFUGE TONNEAU 21
. UN HOMMAGE de HEAD-Genève
Annik Wetter

REFUGE TONNEAU 21
. UN HOMMAGE

HEAD-Genève

Lorsque Charlotte Perriand conçut le REFUGE TONNEAU en 1938 avec Pierre Jeanneret, ils imaginèrent un abri mobile qui permettrait de loger jusqu’à huit personnes pendant de courtes périodes dans un environnement confortable mais réduit. 82 ans plus tard, douze étudiant.e.s du Département Architecture d’intérieur de la HEAD – Genève ont imaginé des variations pour son intérieur. Les projets sont allés d’une cabine de vaisseau spatial à un abri familial, en passant par l’accueil d’un orchestre de chambre. Pierre Jeanneret qui a longtemps collaboré avec Charlotte Perriand et Le Corbusier a été un ancien étudiant de la HEAD – Genève. L’Ecole des Beaux-Arts où il a été formé entre 1913 et 1921 est devenue la HEAD.

+

Responsable du projet: Simon Husslein  
Assistant : Damien Greder, Sven Högger
Responsable du Département: Javier Fernandez Contreras; Adjointe: Valentina de Luigi.

Aide à la CAO : Abeyi Endrias

Étudiant.e.s : Annika Resin, Aurélie Chêne, Camille Némethy, Caroline Savary, Élise Chauvigné, Gaïane Legendre, Julie Reeb, Juliette Colomb, Karen Vidal, Krenare Krasniqi, Maria Clara Castioni, Melissa Ferrara.

REFUGE TONNEAU 21
. UN HOMMAGE

Photo du projet h A (R) B (R) i t E r de HEPIA, Filière Paysage
Annik Wetter

h A (R) B (R) i t E r

HEPIA, Filière Paysage

Une quille dressée, comme un totem dans la zone forêt. C’est aussi un socle. En son sommet, un «objet précieux», comme une relique, qui sacralise la phase intermédiaire et spécifique de régénération. Une nouvelle vie pour un nouvel habiter. Ce tronc, laissé en place par les gestionnaires de la forêt, lie la terre et le ciel. Il est le réseau principal qui reçoit, alimente et redistribue les possibilités de vie, les possibilités d’habiter. Le sol, les racines, le tronc, enfin les branches, autant de lieux pour habiter. Une succession de réseaux. Habiter en paysage: occuper un espace pour un temps défini. Ici, habiter devient un cycle de vie: naissance (construction), croissance et développement (évolution), disparition et régénération. Une réalisation des étudiant.e.s en Bachelor Filière Paysage.

+

Enseignant: Christophe Ponceau

Assistante: Molly Fiero

Les étudiant.e.s:

Conception : Estelle Aguado, Irina Benozene Ahmed, Amaury Carlier, Luna Florey, Valentine Fourchon, Nina Giorgi, Marie-Amélie Janin, Aloïs Jolliet, Adnan Kanj, Benoit Lagarde, Simon Loiseleur, Loïs Morel, Sindy Pisteur, Sébastien Rivas, Aurélien Sapin, Luna Valls-Haenni, Léa Tièche, Klara Zaugg

Montage: Marlène Argaud, Estelle Coulet, Valentine Fourchon, Audrey Houver, Marie Amélie Janin, Aloïs Jolliet, Valentin Lièvre, Chloé Perez, Nicolas Pineau-Triguel, Sindy Pisteur, Sébastien Rivas, Luna Valls-Haenni

Céramique: CFP Arts Genève, encadré par Charlotte Nordin/ Etudiant.e.s : Maiwenn Cambi, Maria Ecaterina Cebotar, Esteban Chanez, Alexander Cipriano, Bahia Frily, Vatsala Haering, Adiela Kiwirra, Anja Ripoll.

h A (R) B (R) i t E r

Photo du projet GROUND WORK de ANNEXE (CHIAVI, FUGLISTER, PERKINS & UZOR)
Annik Wetter

GROUND WORK

ANNEXE (CHIAVI, FUGLISTER, PERKINS & UZOR)

Le pavillon de l’architecte Berta Rahm, réalisé dans le cadre de l’exposition SAFFA de 1958, a été redécouvert au printemps 2020 après une longue période d’«oubli». Une campagne a été lancée pour son sauvetage, car c’est l’une des rares pièces qui reste de l’exposition SAFFA 58 et du corpus d’œuvres d’une des premières femmes architectes suisses. Une association a été créée sous le nom de ProSaffa58-Pavillon dans le but de sauver et de reconstruire la structure de façon permanente à Zurich. Le projet ANNEXE monté dans le cadre de OPEN HOUSE est conçu comme une « coulisse » en parallèle au projet global de Pro-Saffa58-Pavillon. Sa construction en deux étapes permettra de nombreux échanges sociaux et culturels. Une fois le sol construit, il accueillera des adjonctions en septembre 2021 puis restera encore jusqu’à la fin de l’été 2022.

+

ANNEXE est constituée par Elena Chiavi, Kathrin Fülgister, Amy Perkins et Myriam Uzor en collaboration avec l’association ProSAFFA58-Pavillon.

Participant.e.s au workshop: Josephine Eigner, Lea Götschi, Jasper Blind, Nora Zeller, Nicolas Wittig, Julia Tanner, Alexander Schmid, Martin Riewer, Nikola Nikolic, Claire Logoz, Axelle Stiefel, Sara .., Stefan Breit, Corinne Spielmann, Jens Knöpfel, Ella Eßlinger, Leslie Majer, Crisost Koch, Jeremy Waterfield, Sofia Gloor, Juliette Martin, Shen He, Blanka Major, Friederike Merkel, Simona Mele, Martina Hügli, Sophia Garner, Linda Sjøqvist, Olga Cobuscean, Emanuel Pulfer, Luisa Overath, Severin Jann, et Maarten van de Laar

GROUND WORK

Photo du projet Shelter Projects / Abris humanitaires : soutenir l'auto-assistance avec des ressources limitées de Sheltreprojects.org
Anik Wetter

Shelter Projects / Abris humanitaires : soutenir l’auto-assistance avec des ressources limitées

Sheltreprojects.org

Après un conflit ou une catastrophe, les populations touchées doivent commencer par créer des abris. Cela n’est possible que lorsque les gens ont accès à la terre. La zone délimitée présentée dans cette exposition est plus que ce que la plupart des familles déplacées à cause d’un conflit ou d’une catastrophe naturelle sont en mesure de se procurer pour y vivre. Dans le monde, en 2019, environ 20 fois la population de la Suisse a été affectée par des conflits et des catastrophes et a été forcée à se déplacer. Parmi les populations touchées, 40 millions de personnes ont eu besoin d’un abri. Alors que les agences humanitaires et les gouvernements mettent en place des aides à divers niveaux, le point de départ pour toutes est le même : un peu d’espace pour construire un abri et commencer à reconstruire sa vie.

Shelter Projects / Abris humanitaires : soutenir l’auto-assistance avec des ressources limitées

Photo du projet Refugee Housing Unit (RHU) de UNHCR
Annik Wetter

Refugee Housing Unit (RHU)

UNHCR

Le Refugee Housing Unit (RHU) est une solution de logement innovante issue d’une collaboration entre Better Shelter et l’UNHCR, avec le soutien de la Fondation IKEA. Ce partenariat a été créé dans le but de développer un abri digne et sûr pour les populations réfugiées et déplacées. Le RHU a vu le jour après divers tests en laboratoire et sur le terrain, dans diverses conditions climatiques, et après des consultations avec des universités et des communautés de réfugié.e.s. Depuis, plus de 60 000 unités ont été déployées dans plus de 50 centres UNHCR dans le monde. Les réactions recueillies auprès des personnes concernées ont été extrêmement positives, soulignant le rôle des RHU dans l’amélioration de leurs conditions de vie.

+

Installed by Anja Pirjevec and Ammar Al Mahdawi, with their team

Refugee Housing Unit (RHU)

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